COMPTE RENDU SYNTHETIQUE DE LA SEANCE PLENIERE DU 26 JUIN 2023

 

L’an deux mille vingt-trois, le vingt sixième jour du mois de juin, les sénateurs se sont réunis en l’hémicycle du Sénat à Gitega pour la 143ème séance plénière de la sixième législature pour débattre d’une question orale adressée au Ministre de l’Environnement, l’Agriculture et de l’Elevage. Les  travaux de cette séance ont été présidés par Très Honorable Président du Sénat, Monsieur Emmanuel SINZOHAGERA. Cette séance qui a vu la participation de 26 sénateurs et du représentant du Gouvernement, Sanctus NIRAGIRA, Ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage  a débuté, comme d’habitude, par une prière à 10 heures 44 minutes.

Ouvrant la séance, le Président du Sénat a d’abord salué les honorables sénateurs présents avant de les inviter à adopter le projet de programme modifié des activités pour la période du   13 au 30 juin 2023.

Ensuite, après un mot de bienvenue au Ministre, la parole lui a été accordée pour répondre à la question de la commission permanente saisie au fond et à celles des sénateurs  au titre du débat d’ordre général.

A la question de savoir si la récolte a été satisfaisante pour la saison B par rapport aux attentes, Sanctus NIRAGIRA a répondu qu’elle a été satisfaisante malgré les aléas climatiques qui ont été observées dans certaines régions.

A propos de la mesure interdisant la vente de certains produits alimentaires comme les céréales en dehors des provinces de production, le Ministre a fait savoir que cette mesure a été prise provisoirement en attendant la fixation du coût au producteur, pour éviter que certains commerçants spéculateurs n’achètent ces produits à un prix bas  pour les vendre à un prix exorbitant.

Concernant l’élevage des lapins, les éleveurs évoquent l’utilité variée de l’urine des lapins dans l’agriculture comme fertilisant ou médicament pour les plantes.

Les sénateurs ont voulu savoir ce que le Gouvernement envisage pour aider les éleveurs d’une part, et les agriculteurs d’autre part à tirer profit des bienfaits de ce produit. A cette préoccupation, le Représentant du Gouvernement a fait savoir que le Ministère  en collaboration avec l’ISABU envisage faire des études de recherches là dessus pour confirmer ou non cette hypothèse afin de donner les orientations nécessaires.

A l’inquiétude des sénateurs quant au suivi des accords ou conventions signés entre la République du Burundi et certains pays ou associations dans les secteurs de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage surtout signés entre la République de l’Egypte et le Royaume du Maroc, le Ministre a répondu qu’il y a des commissions mises en place pour faire le suivi, étant donné que la mise en application effective des accords ou conventions demande d’autres étapes à suivre.

Quant à savoir à quand la distribution de l’engrais chimique pour la saison culturale A prochaine aura lieu, le Ministre a répondu que la direction générale en charge  de la planification agricole va bientôt procéder à sa distribution. Presque toute la quantité nécessaire est déjà disponible dans les stocks, précise le Ministre.

En rapport avec l’état de santé de l’usine de transformation du Thé du Burundi (OTB), Sanctus NIRAGIRA a fait savoir que le défi majeur qui risque d’agoniser l’usine réside au niveau des équipements qui nécessitent des investissements énormes pour être remplacés.

Concernant l’inquiétude des élus quant aux produits de l’OTB et de l’ODECA  vendus à Mombassa, et qui, probablement occasionne un manque à gagner considérable pour le pays, le Ministre a répondu en disant  que le constat de perte est partagé. Toutefois,  tranquillise le Ministre, le Gouvernement est  à pied d’œuvre pour chercher les acheteurs directs afin d’éviter l’implication des individus intermédiaires dans la commercialisation de ces produits.

Après tous ces éclaircissements, les sénateurs ont émis quelques des recommandations à l’endroit du Gouvernement :

  • suivre de près la mise en application des accords signés entre le Burundi et ses partenaires, afin de juguler à temps certains problèmes pouvant entraver leur bonne exécution ;
  • d’inclure parmi les bénéficiaires de renforcement de capacité dans le secteur concerné, les jeunes et les gestionnaires des coopératives relevant de ce domaine ;
  • de mettre fin au système de commissionnaires dans la vente du thé et du café et de privilégier plutôt la négociation directe avec les acheteurs ;
  • de redynamiser les usines SOSUMO et OTB surtout par le renouvellement de leurs matériels, afin qu’elles puissent atteindre les missions qui leur ont été assignées ;
  • de protéger le terre cultivable, notamment en définissant avec précision la superficie destinée à d’autres activités et celles réservée à l’agriculture ;
  • de mener une recherche approfondie relative à l’élevage des lapins, afin que le pays en général et les éleveurs en particulier puissent profiter pleinement de ses bienfaits.

La séance qui s’est déroulée dans un climat d’entente parfaite a été clôturée à 16 heures 5 minutes.

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