Compte rendu synthétique de la séance plénière du 12 septembre 2018 pour l’analyse et adoption du projet de loi portant stabulation permanente et interdiction de la divagation des animaux domestiques et de la basse-cour au Burundi

L’an deux mille dix-huit, le douzième jour du mois de septembre, les sénateurs se sont réunis en l’hémicycle du Sénat pour la 189ème séance de la cinquième législature relative à l’analyse et adoption du  projet de loi portant stabulation permanente et interdiction de la divagation des animaux domestiques et de la basse-cour au Burundi.

Les  travaux de cette séance qui étaient dirigés par le Très Honorable Président du Sénat, Monsieur  Révérien NDIKURIYO   ont vu la participation de 39 sénateurs et un représentant du Gouvernement à savoir Monsieur Déo Guide RUREMA, Ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage.  Cette séance a débuté comme d’habitude, par une prière à 10 heures.

Ouvrant la séance, le Président de la séance a d’abord souhaité la bienvenue à tous les sénateurs présents et au représentant du Gouvernement ci-haut mentionné. Après, il a invité  le Ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage à présenter l’exposé des motifs du présent projet de loi.

Dans son exposé des motifs, le Ministre a fait savoir que l’économie du Burundi repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage. Il a fait savoir que  dans ce contexte, avec les conditions de surpopulation et l’exiguïté des terres observées au Burundi qu’il est difficile d’encourager un élevage extensif.   

Le ministre a aussi indiqué que ceci est par ailleurs contraire à la politique de l’intensification de l’agriculture et de l’élevage prôné par le Gouvernement du Burundi. Ce projet de loi  vient pour augmenter les productions animales et  préserver l’environnement surtout que le monde est confronté aux phénomènes de changements climatiques en vue d’adapter un dispositif légal qui fait face au contexte actuel, a-t-il précisé.

Selon le représentant du Gouvernement, l’idéal est que les éleveurs traditionnels soient convertis en éleveurs modernes et les animaux jugés improductifs soient vendus pour acheter ceux à haut potentiel de production. 

Par la suite, le Président de la séance a invité l’honorable Gloriose HAKIZIMANA, Présidente de la commission permanente chargée des questions de genre et des relations avec l’Assemblée législative de la  Communauté Est Africaine qui a été saisie au fond pour présenter le rapport de ladite commission.

Après la présentation, la parole a été accordée aux sénateurs à titre du débat d’ordre général pour plus d’éclaircissements éventuels.

Concernant la mise en œuvre de ce projet de loi, le Ministre a répondu que ce sont les textes d’application qui vont préciser en détail sa mise en application.

Quant à l’inquiétude des honorables sénateurs en rapport  aux éleveurs qui peuvent continuer à pratiquer l’élevage extensif durant la période de trois ans donné en attendant sa mise en application effective, le Ministre leur a tranquillisé en indiquant que le Ministère préconise des mesures d’accompagnement qui vont faire des éclaircissements nécessaires.

En ce qui est des éleveurs qui disposent des moyens limités et qui, par manque d’expérience éprouveront des difficultés lors de la mise en application de ce projet de loi, le ministre a répondu que des mesures seront prises pour accompagner ces derniers.

En rapport à la disparition des anciennes races au profit de l’élevage moderne, le Ministre a souligné que le Gouvernement du Burundi dispose une politique de croisement des races pour éviter la disparition totale de ces dernières.

A la proposition des sénateurs concernant  le recrutement des jeunes chômeurs qui ont suivi la formation d’Institut Technique d’Agriculture au Burundi (ITABU) pour aider la population à augmenter la production agricole, le représentant du Gouvernement a fait savoir que dans toutes les directions provinciales de l’agriculture et de l’élevage, il existe des techniciens chargés de l’encadrement de la population dans ce domaine.

A la question relative aux différentes sortes de plantes et d’arbres qui sont en voie de disparition, le Gouvernement du Burundi préconise des projets pour les régénérer, a-t-il souligné.

Les questions et les réponses étaient tellement convaincantes que ce projet de loi a été adopté à l’unanimité des 39 sénateurs dont 34 présents et 5 procurations.

 

La séance qui s’est déroulée dans un climat d’entente totale a été clôturée à 11 heures 52 minutes.

 

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