Le Sénat organise une retraite en commune Bukirasazi

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Le lundi 27 mars 2017, le Président du Sénat, Honorable Révérien Ndikuriyo, en compagnie de ses deux Vice-présidents, Honorable Spès-Caritas Njebarikanuye et Honorable Anicet Niyongabo, a procédé à l’ouverture solennelle d’une retraite des sénateurs de deux jours, sous le thème central: ‘‘Consolidons la paix et la sécurité, prenons en main notre développement’’, dans les enceintes de Kida Hôtel sis en commune Bukirasazi de la province Gitega.

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Honorable Ndikuriyo a, dans son allocution, indiqué que cette retraite permettra aux sénateurs d’évaluer leurs réalisations tout en faisant un regard rétrospectif en vue de se fixer les perspectives d’avenir et par conséquent contribuer pour le développement du pays.

Il a informé les participants, à ces assises, qu’au cours de cette retraite, ils vont suivre différentes présentations sur des thèmes variés, à savoir: la Communication non violente; ‘Etat-Nation au Burundi: portée et limites’; les caractéristiques d’une Constitution pérenne et moderne; la lutte contre la corruption et la moralisation de la société et ‘‘Consolidons la paix et la sécurité, prenons en main notre développement’’.

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Prenaient part également aux cérémonies d’ouverture: le gouverneur de la province Gitega, M.Venant Manirambona; l’administrateur communal de Bukirasazi, Mme Suavis Habonarugira et les représentants des différents secteurs.

La première journée de cette retraite sénatoriale était ponctuée par deux présentations, à savoir: la Communication non violente et l’‘Etat-Nation au Burundi: portée et limites’.

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Pour le premier exposé sur la Communication non violente, le présentateur a expliqué que la communication occupe une place de choix dans le monde moderne et se présente comme un régulateur des relations humaines et interpersonnelles. Il a souligné que c’est la communication qui unit les personnes et leur permet de vivre et de travailler ensemble.

Toutefois, le conférencier a fait savoir que la communication violente débouche souvent sur de la violence physique et peut provoquer la souffrance psychologique, la déchéance morale voire même spirituelle.

En contre partie, il a indiqué que la communication non violente (CNV) vise le maintien de la relation bienveillante.

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Il a aussi expliqué que la CNV est une façon de penser et de parler qui vise à mettre de la compréhension et du respect mutuels dans les échanges. De plus, il a clarifié qu’elle aide chacun à se relier à sa partie de sa capacité de comprendre avec le cœur et de se faire entendre sans agressivité.

Pour cohabiter pacifiquement, il a conseillé d’avoir un gros cœur, d’être juste et équitable, d’être sociable et attaché à la communauté, d’être pacifique et pacifiste, et d’être un fertilisant dans la communauté.

En vue de bâtir une nation prospère et digne de son nom, le présentateur a exhorté tout un chacun à respecter les principes universels, à savoir: la vérité, la droiture, la paix, la non- violence et l’amour.

Au cours des échanges et débats, les sénateurs ont soulevé leurs préoccupations allant dans le sens de consolider un Etat de droit, la paix et la sécurité ainsi que le développement intégral.

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Dans l’exposé sur  l’‘Etat-Nation au Burundi: portée et limites’, l’orateur a d’abord expliqué qu’un État-nation est un concept qui juxtapose une notion d'ordre identitaire et qu’on n’a pas besoin d’appartenir à une même communauté ethnique pour former une nation. Autrement dit, la citoyenneté n’est pas attachée à l’appartenance ethnique, mais à la volonté de ‘vivre ensemble’.

Ceux qui ont pris part à cette retraite ont bien compris que pour faire un bon Etat-Nation, le ‘rouleau compresseur’ repose sur l’Etat de droit, lequel fait de l’Etat une bonne  ‘famille’.

Le conférencier a révélé que contrairement à la plupart des Etats africains, le Burundi a eu la chance de voir son Etat se fondre dans la nation: hormis des parties du territoire du royaume du Burundi (depuis Ntare Rushatsi à Mwambutsa Bangiricenge) comme le Bugufi, le Burundi actuel correspond à la nation burundaise.

Néanmoins, il a laissé entendre que même une nation (Etat-Nation) mal gérée peut s’effriter et sombrer dans un chaos, d’où les mêmes valeurs peuvent enfoncer l’Etat-Nation en question.

Au cours des interventions, les sénateurs ont réaffirmé qu’il n’existe pas, en réalité, des conflits à caractère ethnique au Burundi mais plutôt qu’ils sont basés sur les intérêts sectaires.

Ils ont donc recommandé de continuer à renforcer les dividendes de la démocratie pour vivre dans l’harmonie sociale.

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